25/01/2008

Manifestation des usagers du RER D Samedi 26 janvier 10 h à la gare de Brunoy


Je rappelle que l'association SADUR organise demain à la gare de Brunoy une manifestation des usagers de la ligne D du RER.

 

Je vous incite à y venir nombreux pour des raisons que les usagers de la ligne D n'ont pas besoin qu'on leur explique longtemps !

 

Mais il faut ajouter qu'en cette période de campagne électorale, les élus prendront la parole, et il sera intéressant, même si le poids des élus locaux sur ces questions est assez limité, de connaître leur position par rapport à la situation et aux projets du STIF.

 

Venez nombreux !

 

(j'essayerai moi-même d'y être, en toute discrétion naturellement...).

24/01/2008

Le programme des candidats au banc d’essai : le centre-ville vu par F. Durovray

 

Les candidats commencent à dévoiler leur programmes et il est donc grand temps de les passer au banc d’essai.

 

Aujourd’hui, essayons d’analyser les propositions de François Durovray relatives au quartier du centre ville (que vous trouverez ici).

 

Formellement bien présenté (une carte avec des n°s et pour chaque n° une explication précédée par un smiley souriant ou désaprobateur), ce programme se présente apparemment en douze points.

 

Toutefois, bon nombre de ces points ne sont pas des propositions mais en réalité des contestations des actions (réelles ou supposées) du maire actuel.

 

Au total, sur les 13 points envisagés, 8 seulement correspondent à de véritables propositions.

 

Listons les :

 

- UN PROGRAMME PLURIANNUEL DE TRAVAUX « QUARTIER TRANQUILLE » :

rénovation des trottoirs et de la chaussée, renforcement de l’éclairage, aménagement de sécurité pour réduire la vitesse des véhicules.

 

C’est le projet le plus ambitieux, qui prolonge la réhabilitation opérée entre le marché et la mairie. On peut se demander si de nouveaux aménagements de sécurité sont des plus utiles, sachant qu’une des principaux problèmes de ces artères tient à leur saturation. Mais soit.

 

LA PELOUSE ENTRETENUEET SURVEILLÉE :

Une équipe d’agents communaux sera spécialement affectée à l’entretien, l’embellissement et la surveillance de la Pelouse dont nous obtiendrons le classement.

 

S’il est exact que l’on peut améliorer l’entretien de la Pelouse, on ne peut pas dire que l’insécurité y soit considérable. Y affecter un bataillon d’agents est un peut-être un rien surdimensionné.

 

DES ARBRES DANS LES RUES :

nous lancerons un programme de plantation d’arbres le long de toutes les rues qui le permettent, à l’image de la rue Dumay Delille, côté Pelouse.

 

Soit, des arbres en plus. Pourquoi pas.

 

DES PANNEAUX PUBLICITAIRES SUPPRIMÉS :

ici comme partout en ville, nous supprimerons les grands panneaux publicitaires qui défigurent notre environnement.

 

Excellente initiative, sauf que si l’on fait le tour du centre-ville, des panneaux de cette nature on n’en voit guère. Allez, en comptant large, deux au maximum.

 

 

DES JEUX POUR LES ENFANTS :

nous créerons des aires de jeux pour les enfants allée Bouchor et rénoverons les espaces verts.

 

Bonne initiative, il est vrai que le centre-ville en est peu pourvu.

 

TOILETTES PUBLIQUES :

nous créerons des toilettes publiques au Parc Lelong.

 

Soit.

 

LÉON DEGLAIRE : UN TROTTOIR ET L’ACCÈS DIRECT À LA GARE POUR LES PIÉTONS

Nous créerons un trottoir confortable et demanderons à la SNCF l’accès en tête de quai au niveau du chemin noir.

 

Bonne idée, d’autant qu’il y a plus de place en tête qu’en queue de train le matin !

 

LE TALUS SNCF ENTRETENU :

Nous obtiendrons de la SNCF l’entretien et l’embellissement de son talus.

 

Soit.

 

 

Au total, prises individuellement, personne ne peut-être vraiment contre ces propositions, consensuelles (à part les travaux…), pleines d’arbres, d’herbe, et de cheminements piétonniers.

 

Mais, la question que l’on peut se poser est celle-ci : est-ce que cette série de propositions est véritablement à la hauteur des enjeux du quartier du centre ville ?

 

A mon sens pas du tout.

 

Hormis les « embellissements » ponctuels, ce quartier pose à mon sens trois questions :

 

1 – la vitalité des commerçants du centre ville

2 – Son rôle dans la vie sociale et culturelle de la commune

3 – la relation piétons / véhicules dans les artères principales.

 

Sur le premier de ces points, je pense qu’il faut que la commune mène une politique volontariste en créant une zone de préemption des fonds de commerces vacants, comme la loi le permet désormais, à fin de garantir qu’à l’avenir de nouveaux commerces de proximité ne seront pas remplacés par les sempiternelles banques /agences immobilières qui s’installent systématiquement.

 

Une telle politique à un coût, il faut avoir le courage de le dire, mais sans elle, il est clair que le centre-ville continuera de s’étioler.

 

Sur le second de ces points, il est impératif, en particulier avec l’ouverture de la nouvelle médiathèque, qu’il soit créé un véritable pôle lycée /médiathèque /musée (et j’y ajouterai volontiers le château, mais bon…), pour reconquérir l’ensemble de cet espace urbain très important et en faire le rendez vous privilégié de l’action culturelle de la commune.

 

Sur le troisième point, il est clair qu’il faut repenser la place des automobiles dans les artères principales du centre ville, et notamment dans la Grande Rue.

 

Est-ce que cela passe par un « quartier tranquille », je suis loin d’en être convaincu : En revanche on peut penser à une mise en sens unique, à l’utilisation plus efficace du parking souterrain, au stationnement paiement et/ou limité dans la durée. Il y a là des questions importantes et il faut que tous les candidats s’en emparent de manière concrète et pas seulement pour nous promettre du mieux.

 

Et il me semble qu’à cet égard il faudrait lancer des études et une vaste concertation, des commerçants, des habitants, pour parvenir à une solution à la fois efficace et consensuelle.

 

 Alors messieurs les candidats au travail. Vos électeursattendent de vous des projets ambitieux et concrets.

 

 

 

 

09/01/2008

L'Yerres est une des rivières les plus polluées d'Ile de France.

Voilà une nouvelle qui en ce début d'année ne va pas réjouir mes fidèles lecteurs de « Val d'Yerres ». Pourtant les faits sont là. Dans son rapport pour l'année 2006, récemment mis en ligne, la DIREN d'Ile de France fournit un certain nombre de cartes et de tableaux qui révèlent cette situation avec beaucoup de netteté :


  • Les stations de prélèvement situées sur l'Yerres donnent toutes des résultats « eau de mauvaise qualité » du point de vue de la contamination phyto-sanitaire ( p. 8 du rapport))

  • Plus grave encore, sur tous ces points de prélèvement, c'est un cocktail de plus de 40 molécules qui est décelé dans les eaux ! C'est la pire situation de toute l'Ile de France... (p. 12-13 du rapport).


La gravité de cette situation, révélée par une des études scientifiques du meilleur niveau tranche avec le discours lénifiant de certaines institutions intercommunales.


Il en est ainsi notamment du SIARV (Syndicat intercommunal pour l'assainissement de Villeneuve Saint Georges) dont sont membres toutes les communes riveraines de l'Yerres.


Ainsi, le dernier n° paru de son magazine d'information, tout entier consacré à la vallée de l'Yerres ne rend absolument pas compte de ces sources d'inquiétudes. Il insiste sur la poursuite de la liaison verte, la flore et la faune sauvage, et même d'une grande opération d'alevinage (je ne suis pas sûr qu'au vu de ces informations j'aurais envie de manger des poissons péchés dans l'Yerres...).


Ceci prête évidemment à réflexion dans le contexte de la campagne électorale qui s'ouvre.


Il est clair, en effet, qu'au delà des proclamations générales des Grenelles de l'environnement, il faut que nos candidats prennent position sur ces problèmes, et pas seulement en usant de pétition de principe (« en 1987 je me baignerai dans la Seine » on a déjà donné) mais en exposant de manière précise quelles sont les stratégies qu'ils comptent mettre en œuvre, les moyens qu'ils comptent consacrer, la manière dont il envisagent de travailler dans les intercommunalités comme le SIARV, pour aboutir à des résultats tangibles.