29.12.2007
Si jeune et déjà plagié 2 Ou : "tout est bien qui finit bien" !
A la suite de ma note d'hier, soulignant qu'une des analyses de ce blog avait été été reprise littéralement, sans citation, M. Finel, avec beaucoup de diligence, ce dont je lui sais gré en cette période de fêtes, a procédé aux rectifications nécessaires.
Au delà de cet infime incident, je souhaite tirer de cette situation un enseignement.
L'objectif que j'avais assigné à ce blog était de constituer un lieu d'analyse et de réflexion qui puisse être utile dans la campagne électorale qui s'ouvre. Le fait qu'un texte soit ainsi repris par un candidat témoigne que cet en objectif est en cours de réalisation, et je m'en réjouis.
A la rentrée, je poursuivrai ces réflexions, en abordant d'autres sujets qui me paraissent jusqu'ici trop absents de la campagne qui s'ouvre.
D'ici là, je présente à tous mes meilleurs voeux et je j'en formule de tous particuliers à l'adresse de l'équipe de Val d'Yerres. com qui a apporté à ces pages un soutien chaleureux et a constitué une source de trafic non négligeable !
10:32 Publié dans polémiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : élections municipales, voeux, Montgeron
28.12.2007
Si jeune et déjà plagié !
En feuilletant le remarquable intégrateur Essonne-2008, lancé par Boocan, j'ai découvert ce matin que M. Finel, candidat du Parti Socialiste à la Mairie de Vigneux avait repris intégralement la note que j'ai publiée il y a quelques jours sur le prix de l'eau de la CAVS.
En la lisant, j'ai eu beau cherché, pas la moindre référence à la publication originale ni à son auteur...
En clair, un superbe cas de plagiat !
Évidemment, je trouve ce procédé tout à fait inacceptable, d'autant que ce blog est placé sous contrat « creative commons », qui indique très précisément les conditions d'utilisation des textes qui y sont publiées.
Mais d'un autre côté, je ne puis que me féliciter que si peu de temps après la création de ce blog, certaines de ses idées soient reprises par les candidats aux élections municipales. C'est la démonstration que les débats ouverts ici trouvent un réel écho.
Je m'efforcerai, au cours des prochaines semaines, de poursuivre dans cette voie.
11:34 Publié dans polémiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : plagiat, finel, prix de l'eau, eau
Mes papilles d'or Montgeronnaises
Le Conseil Général de l'Essonne sponsorise, chaque année ou presque un concours des « papilles d'or », qui récompense chaque année dans différentes catégories les meilleurs artisans du département.
Vous trouverez ici, les résultats de cette année.
Les commerçants de Montgeron y sont honorablement représentés. Toutefois, modestie de certains d'entre eux, ou choix du jury, certains d'entre eux n'y figurent pas, alors pourtant qu'ils sont d'une remarquable qualité.
C'est la raison pour laquelle, en cette fin d'année, j'ai décidé de décerner mes propres papilles d'or montgeronnaises.
Il faut pour cela que j'explique un peu.
Lorsque j'ai choisi, au début de l'année de m'installer dans cette riante cité, outre les agréments de la maison que j'ai visitée, j'ai fait un tour du centre-ville. Et je fus définitivement convaincu que je faisais le bon choix, lorsque je vis qu'il existait un fromager artisanal, un caviste qui n'était pas affilié à une grande chaîne. En effet, si des commerces de cette nature et de cette qualité demeurent implantés, c'est que la vie ne doit pas être désagréable.
Et je ne m'étais pas trompé !
Depuis le début de l'année, j'ai fréquenté assidûment ces commerces, j'ai cherché ceux qui me paraissaient les meilleurs dans leur catégorie.
Et à l'occasion du Réveillon, hormis une petit infidélité pour un commerce de Draveil, j'ai pu réaliser deux repas avec des produits de qualité remarquable d'origine purement Montgeronnaise et, je dois l'ajouter, à un coût sensiblement inférieur à ceux de mes réveillons précédents organisés à Paris.
Aussi, ces «papilles d'or » sont une occasion de rendre hommage à ces commerçants qui maintiennent l'artisanat de qualité dans notre ville.
Voici donc ces « papilles d'or ».
01:36 Publié dans digressions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Montgeron, commerces, boucherie, boulangerie, primeurs, fromagerie, vins
20.12.2007
Le « plan d'urgence 2009 » du RER D : véritable espoir ou poudre aux yeux ?
Maintenant que je fais le chemin inverse : de Montgeron vers Paris, et même au delà, le matin, et de retour le soir, j'ai pu prendre la mesure de la justesse, et même du caractère très modéré des protestations des usagers : Il ne se passe pas deux jours sans qu'un incident sérieux, entraînant un retard important et une perturbation sérieuse du trafic ne se produise.
De surcroît, la capacité intrinsèquement insuffisante des rames, ajoutée au retards ou suppressions de trains conduisent à ce que les wagons soient à ce point bondés qu'il ne soit pas possible d'y monter, ou bien quand bien y pourrait-on accéder, que l'entassement soit tel que bon nombre de personnes se trouvent mal et cherchent à s'en extraire.
Pour employer le langage des juristes, on n'est pas loin de toucher là aux « traitement inhumains et dégradants », prohibés par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Mais, je me doute bien qu'en écrivant ceci, je n'apprend rien à personne. Quiconque fréquente ce même transport en commun sait de quoi je parle et ressens chaque matin et chaque soir, non pas le poids bien léger de mes mots, mais la pénibilité très concrète de cette situation.
Face à cela, la réponse des pouvoirs publics, par la voix du célèbre STIF, ont proposé une réponse constituée par un plan en deux temps :
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un « plan d'urgence pour 2008 » (en réalité 2009 car il a vocation à démarrer en décembre 2008, les directions de la communication de ces institutions devraient cesser de nous prendre pour des idiots...), qui devrait améliorer la régularité de la ligne de 5 points.
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Un plan d'investissement qui devrait encore améliorer les choses en... 2012.
Faut-il se satisfaire de ces deux annonces ?
Il est vrai qu'en matière ferroviaire, l'amélioration de situations difficiles peut prendre du temps : la réalisation de travaux qui ne nuisent pas au trafic, l'achat de nouveaux matériels, tout cela ne peut pas se faire du jour au lendemain.
Mais, s'agissant du plan dit d'urgence, on est amené à avoir de sérieux doutes.
Pour cela, il faut se référer au statistiques de régularité, telles qu'elles figurent sur le site internet du STIF, et dont chacun sait qu'elles sont très optimistes, mais laissons cela de côté.
Ces statistiques font apparaître les informations suivantes:
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En 2005, le taux d'irrégularité des trains à été sur la ligne D du RER de 13,7 %
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En 2006, il a été de 15 %
En 2007, si l'on fait la moyenne des 31 premières semaines de l'année (disponibles sur le site du stif), le taux est de 15.7 %. ET encore faut-il souligner que ce chiffre surpondère les semaines de vacances de juillet et août qui sont remarquablement bas (moins de 9 % en moyenne), et naturellement ne prend pas en compte les grèves.
Autrement dit, ce taux se dirige tout droit vers une nouvelle augmentation, et il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu'il se situera sans doute autour de 16 %
Cela signifie qu'en deux ans, la dégradation aura encore été de plus de 2.5 points (soit 15 % d'aggravation).
Or, si l'on en croit les annonces du STIF lui-même, comme je l'ai dit plus haut, l'amélioration du taux de régularité prévu par le « plan 2008 », pour le début de l'année 2009, est de 5%. Si l'on se cale sur les données actuelles, cela signifie donc un taux d'irrégularité de 11 %.
Sur le autres réseaux RER les donnée sont les suivantes
RER A : 7 %
RER B : 11 % (année exceptionnelle, les année antérieures sont à 8 %)
RER C : 8 %
RER E : 6 %
De cela il ressort quatre observations:
1°) On constate une poursuite de la dégradation constante du service de la ligne D entre 2005 et 2007 dépassant aujourd'hui les 16 %;
2°) L'annonce du STIF promet une amélioration de 5 % en 2009, or, ce taux prévisionnel est sans doute très optimiste (car on n'a jamais vu ni le STIFni la SNCF annoncé des prévisions inférieures aux réalisations, en revanche le contraire est fréquent !).
3°) Cette amélioration laissera la ligne D dans une situation très inférieure à celle de tous les autres réseaux RER ;
4°) Cela signifie en clair que le plan d'urgence annoncé n'est rien d'autre qu'une simple rustine. Il aura tout au plus pour effet de retarder l'aggravation tendancielle de la situation mais avant 2012, il ne faut en attendre aucune véritable amélioration.
Alors, chers concitoyens, de Montgeron, mais aussi de Yerres, Brunoy, Quincy... jusqu'à Melun. Ne vous laissez pas payer de mots. Il faut impérativement que la mobilisation des usagers, comme celle des élus, se poursuive, pour qu'il ne faille pas encore pendant cinq ans subir ces trains bondés et en retard (et il faut souligner à cet égard le remarquable travail de l'association SADUR. Car pour l'instant, le plan que l'on vous annonce pour 2009, oui, c'est sur, n'est que de la poudre aux yeux.
01:30 Publié dans transports | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : élections muncipales, RER D, STIF, plan d'urgence
11.12.2007
Le département de l’Essonne est-il entrain de vivre ses derniers jours ?
En fin de semaine dernière, le sénateur Alain Lambert déposait un rapport devant le Premier Ministre sur « les relations entre l’Etat et les collectivités locales ».
Mais en réalité, ce rapport concernait surtout les rapports des collectivités locales entre elles. Tous les analystes ont souligné qu’il visait à faire du département une collectivité locale centrée sur les questions sociales, tout le reste revenant soit aux régions, soit aux intercommunalités « renforcées qualitativement ».
Aujourd’hui, Le Monde publiait une information sur un futur projet de loi de réforme des services de l’Etat. Parmi les propositions, celle de faire la Région l’échelon essentiel de l’administration de l’Etat, le Préfet de Région devenant un supérieur hiérarchique du Préfet du Département.
Il est évident que la conjonction de ces deux séries de propositions (si elles sont mises en œuvre, naturellement), conduira à une remise en cause profonde de l’institution départementale : La Région et le Préfet de région exerceront un leadership important sur l’administration territoriale, et il est évident que ce leadership s’exercera au détriment de l’institution départementale.
Faut-il s’en réjouir ou le déplorer ?
18:22 Publié dans réforme de l'Etat | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : réforme de l'Etat, région, département
10.12.2007
L'eau de plus en plus chère dans la Communauté d'agglomération Sénart Val de Seine
Les collectivités publiques qui gèrent les services publics de l'eau potable sont tenues de produire chaque année un « rapport annuel sur le prix et la qualité de l'eau ».
la Communauté d'agglomération Sénart Val de Seine, qui gère cette compétence pour les communes de Vigneux Draveil et Montgeron vient de publier discrètement celui pour l'année 2006en page 5 de son Magazine « 3 comm'une », sans aucune mention sur la couverture, et sans reprise sur son site internet (sauf dans le PDF du même magazine...).
Et à la vérité, on comprend pourquoi.
Outre quelques satisfecits sur la qualité de l'eau, force est de constater qu'il y a un tableau qui est présenté d'une manière habile et sans aucun commentaire, c'est celui du prix de l'eau.
En 2003 ; 3.42 € m3
en 2004 : 3.49 € m3
en 2005 : 3.61 € m3
en 2006 : 3.86 € m3
Aucune indication sur 2007 n'est donnée.
Ainsi, de 2005 à 2006, le prix de l'eau a augmenté de presque 7 %, ce qui est tout à fait considérable.
Mais surtout, le prix 2006 atteint désormais un montant très supérieur aux moyennes fournies par l'Agence de l'Eau Seine Normandie, pour la zone « Grande couronne parisienne » (p. 23 de ce document). En effet, pour 2005 ce prix moyen était de 3.37 €/ m3 et était en baisse légère par rapport à 2002.
Il est ainsi patent que le prix de l'eau dans le cadre de la CAVS s'approche des plus hauts niveaux constatés dans cette zone de l'Ile de France, et croît à un rythme nettement supérieur de celui de cette zone.
Dans ces conditions, deux conclusions'imposent :
1°) La communauté d'agglomération ne peut plus aujourd'hui faire l'impasse d'un débat sur le prix de l'eau, qui permette à la fois de justifier son montant actuel, mais aussi de réfléchir sur les moyens de le contenir.
2°) Nos candidats, de Montgeron, de Vigneux et de Draveil doivent clairement prendre position dans les cadre de la campagne, sur leur appréciation de la situation actuelle et sur les engagements qu'ils prennent pour le futur.
00:52 Publié dans eau , Intercommunalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eau, prix de l'eau
08.12.2007
Démocratie locale et administration en ligne : De gros progrès à réaliser (1)
Les collectivités locales d'une certaine importance se sont toutes dotées, depuis quelques années, de sites internet officiels.
En règle générale ceux-ci jouent un double rôle « de base » :
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communication sur les actions réalisées par la collectivité ;
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information sur le fonctionnement des services muncipaux ;
Toutefois, certaines collectivités ont mis en œuvre des stratégies plus ambitieuses qui se concentrent autour de deux objectifs :
la e-administration ;
la e-democratie.
1°) La e-administration vise à mettre en place des services aux administrés accessibles en ligne.
A son niveau le plus simple, la e-administration propose une adresse mail centralisée qui permettra d'obtenir des informations sans avoir à se déplacer voire à téléphoner aux services municipaux compétents.
Ce service, par exemple, est proposé par la Ville de Montgeron, mais il ne fonctionne pas parfaitement. J'ai eu l'occasion de le tester, et force est de constater qu'au bout de trois semaines je n'avais aucune réponse, alors q'un coup de téléphone au service compétent m'a permis d'avoir une information très précise, un envoi de document, et ce avec une très grande diligence.
Certaines collectivités vont plus loin, en proposant notamment, que certaines démarches administratives soient mises en œuvre par Internet ; inscription à des activités, aux cantines scolaires, dépôts de dossiers...
A cet égard, on pourra citer la ville d'Issy les Moulineaux qui s'est dotée d'un service dédié « Iris », très performant.
2°) La e-democratie vise à associer les citoyens à la prise des décisions municipales.
La mise en place de services de e-democratie suppose pour l'essentiel deux choses :
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la mise en ligne de documents d'informations importants (les délibérations du conseil muncipal et des conseils de quartiers s'ils existent), les documents de références (Plan d'occupation de sols ou PLU et autre documents d'urbanisme notamment).
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une démarche de dialogue électronique avec les citoyens sous différentes formes ; chats forums ...
Naturellement pour aboutir à un succès de telles démarches supposent des investissements significatifs. La e-administration exige une mobilisation de la structure administrative et certaines réorganisations pour pouvoir fonctionner, la e-democratie suppose une réelle volonté politique et au moins un ou deux agents chargés d'en assurer l'animation.
Comment se positionnent l'Essonne en général et Montgeron en particulier dans ces orientations ?
Un examen rapide montre que les sites des collectivités essonniennes ne sont pas très en avance.
Promotion de l'action municipale, horaires d'ouverture des services, information sur quelques projets, c'est là l'essentiel de leur contenu.
Aussi, je proposerai, dans de prochaines notes à une analyse critique de ces sites et je demanderai aux candidats quels sont leurs projets en la matière ?
Mais, dès à présent, mes lecteurs peuvent naturellement contribuer à cette réflexion en analysant les sites des collectivités qu'ils connaissent.
12:34 Publié dans administration électronique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : démocratie locale, administration électronique, e-administration, e-democratie
06.12.2007
La bataille du rail (et du bus) : une première polémique stérile dans la campagne électorale.
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développement de lignes de bus ;
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futur pont sur la Seine à Vigneux ;
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amélioration du RER D ( à venir )
Episode 2 : Réplique immédiate du candidat UMP, extrait de délibérations à l'appui ; toujours dans la boite aux lettres ;
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Le pont c'est pour 2020 ;
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en plus il ne sera que pour les transports en commun ;
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les lignes de bus, c'est lui qui les propose, notamment pour Orly ;
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le RER D, le Maire n'a rien fait ;
Et pour faire bon compte, le maire veut une autoroute à péage entre Carrfour Pomapdour et le Réveil Matin.
Episode 3 : duplique (en langage juridique, c'est la réponse à une réplique) du PS de Montgeron, ce matin à la gare de RER
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Le RER D c'est la maire, et le candidat UMP ne fait rien ;
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Le bus vers Orly, c'est déjà décidé ;
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Le pont sur la Seine, c'est avant 2020 ;
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L'autoroute à péage, c'est pas vrai.
Et on ne doute pas que cela pourrait durer longtemps comme cela.
Alors essayons d'y voir un peu plus clair.
1°) D'abord la question des lignes de bus.
Dans ma précédente note, je rappelai que la communauté d'agglomération à laquelle participe Montgeron (la CASVS) détient désormais la compétence transport au sein de l'agglomération.
Cela signifie que pour les lignes de bus internes à la communauté d'agglo, la compétence n'appartient pas aux communes.
Autrement dit, si décision il y a eu pour ces lignes, elle ne relève pas de la commune.
Il est sans doute exact que les élus municipaux ont appuyé cette proposition au conseil communautaire (si la CASVS mettait ses délibérations en ligne on en saurait plus), en toute hypothèse, c'est bien le vote des conseillers communautaires des 3 communes membres qui a conduit à prendre la décision.
J'observe d'ailleurs (cf la gazette de la CASVS du mois de février 2007 consacrée au transport) que celle-ci annonçait déjà des créations de lignes et la mise à l'étude d'une autre, au terme de sa propre politique de développement des transports collectifs.
En ce qui concerne la ligne de bus vers Orly celle-ci relève d ela compétence du Conseil Général qui gère le réseau « Armature du département » (les Bus Albatrans).
Or, si l'on prend la peine de fouiller dans le site internet du Conseil Général, on notera dans le « rapport d'orientation de la politique des transports collectifs », qui date de 2005, la phrase suivante :« Il est également urgent de poser la question de la faisabilité d’une liaison entre Orly et le secteur Val d’Yerres – Val de Seine » (p. 3 du document).
On ne peut pas mieux dire que tout le monde avait conscience de cette nécessité et que le Conseil général l'avait mis à l'ordre du jour de ses priorités depuis longtemps.
Voilà donc un succès dont aucun des deux camps ne pourra se glorifier sans exagération, même si naturellement personne ne conteste que nos candidats ont sans doute appuyé ces dossiers au Conseil Général.
2°) Le Pont de Vigneux
La date de 2020 avancé par le candidat UMP résulte d'un document le « projet d'intérêt départemental Val d'Yerres », publié ici, et qui fixe les priorités du Conseil général en matière de développement économique et d'aménagement pour la période qui va jusqu'à 2020.
Ce pont y est mentionné, mais ça ne veut évidemment pas dire qu'il sera construit en 2020 et pas avant : les actions mentionnées dans ce document ont vocation à être mise en oeuvre entre aujorudh'ui et 2020, pas en 2020.
Voilà donc un argument de mauvaise foi.
En revanche, il est vrai qu'il sera réservé aux transports en commun, c'est écrit dans le même document.
3°) L'autoroute à péage.
C'est un vieux serpent de mer (serpent de Seine, plutôt...) que cette autoroute visant à contourner Villeneuve Saint Georges et le célèbre bouchon de la N6.
Rappelons que le projet est fixé dans le Schéma directeur de la Région Ile de France de 1994, que l'Etat qui en serait le maître de l'ouvrage s'est engagé à le réaliser en 2002.
Pourtant, depuis cette date, les choses n'avancent plus, et le Conseil Général, dans son projet stratégique pour 2020, n'est pas loin de le considéré comme abandonné (v. p. 78), même si le projet de SDRIF actuellement à l'enquête mentionne qu'il est demandé par l'Etat.
Autant dire que là encore, il y a quelque mauvaise foi à imputer au maire de Montgeron la réalisation d'un tel ouvrage !
On peut d'ailleurs avoir des opinions différentes sur ce projet, mais une chose est certaine, c'est que s'il était réalisé, il le serait en tranchée couverte voire en souterrain, de telle sorte que l'impact sur l'environnement sera sans doute très loin des perspectives apocalyptiques décrites (en même temps, ces aménagements seront sans doute si onéreux que cela explique sans doute le retard pris par le projet voire son enterrement (au sens symbolique, cette fois !).
4°) L'amélioration de la ligne D du RER.
Là, on peut dire que les deux camps sont d'égale mauvaise foi. Chacun sait que c'est d'abord la mobilisation inédite des usagers qui a conduit à une prise de conscience relayée par les élus, mais que tout le monde a marché dans le même sens sans qu'aucune personne ne puisse en tirer un profit particulier.
Cela d'autant plus que c'est le STIF (Syndicat des Transports d'Ile de France) qui a pris les décisions, qui devraient conduire à une amélioration en deux étapes : en 2008 tout d'abord, la seconde en 2012. Alors, plutôt que de se chamailler là dessus, il me semble qu'il vaudrait mieux s'entendre pour assurer une pression efficace sur le STIF et la SNCF, parce qu'il existe évidemment un risque pour que les investissements nécessaires (150 à 200 Millions d'euros) soient reportés des jours meilleurs.
Conclusion.
Ce qui est fascinant au terme de cette analyse, c'est que nos candidats tirent parti de projets dont ils ne sont pas les décideurs et qui ont déjà été décidés...
On aimerait mieux qu'ils discutent sur les questions qui restent en suspens, que ce soit à l'échelon municipal, de l'agglomération ou du département. Là, ils seraient à la fois plus crédibles et plus audibles de leurs électeurs...
17:46 Publié dans polémiques , transports | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : RER D, RN6, Bouchon de villeneuve Saint-Georges, Pont de Vigneux, autoroute à péage
04.12.2007
L’intercommunalité sera-t-elle la grande oubliée de la campagne électorale ?
On l’oublie trop souvent, les élections municipales ne sont pas seulement l’occasion de choisir une équipe municipale. Elles sont également, de manière indirecte, le moment où se déterminent les équipes qui vont diriger les intercommunalités.
En effet, les « conseillers communautaires », sont désignés par chacun des conseils municipaux des communes membres, de sorte que le basculement d’une ou deux communes peut avoir des incidences sur la majorité politique, et par suite sur la direction de la communauté d’agglomération ou la communauté de communes (s’agissant de Montgeron, il s’agit de la communauté d’agglomération « Sénart Val de Seine », constituée de Vigneux, Draveil et Montgeron).
Les observateurs de la démocratie locale regrettent presque unanimement que les conseillers communautaires ne soient pas élus en même temps que les conseillers municipaux, au suffrage universel direct. En effet, les communautés d’agglomération et de communes disposent aujourd’hui de compétences considérables, et de budget également importants (le budget 2007 s’élève à environ 36 millions €.).
S’agissant de la CASVS (c’est l’abréviation peu esthétique de notre communauté d’agglomération), celle-ci est notamment compétente en matière de :
- Transports (gestion des transports locaux et relation avec les institutions régionales)
- politique du logement et de la ville
- service public de la distribution de l’eau
- aménagement du territoire (ce qui comprend la réalisation du schéma de cohérence territoriale, sorte de super plan d’occupation des sols)
- développement économique
- grands équipements culturels et sportifs.
C’est dire qu’une grande partie des enjeux du territoire montgeronnais ne se déterminent plus aujourd’hui, à l’échelon de la commune mais à l’échelon intercommunal.
Dans ces conditions, il me semble qu’il appartient aux candidats d’éclairer les électeurs sur trois points :
1°) Au delà des formules générales, comment envisagent-ils la répartition des compétences entre la commune et la communauté d’agglomération ?
Notamment, comptent-ils favoriser l’accroissement de ses compétences ou au contraire maintenir la situation actuelle ?
2°) Comment comptent-ils peser sur la politique de la communauté d’agglomération ?
Notamment, donneront-ils des directives précises aux conseillers communautaires ou les laisseront-ils suivre une politique autonome ?
3°) Comment les candidats se positionnent-ils par rapport aux propositions qui ont été faites par le préfet, de fusionner à terme la CASVS avec la communauté d’agglomération du Val d’Yerres (qui regroupe Yerres, Boussy-St-Antoine, Brunoy, Crosne, Épinay-sous-Sénart et Quincy-sous-Sénart) ?
Sur ce dernier point, dans une prochaine note, j’examinerai les enjeux, les avantages et les difficultés de ce rapprochement qui est sans doute une des questions les plus cruciales du développement future de notre ville, aussi bien d’un point de vue économique que social et territorial.
Alors, chers candidats, n’hésitez pas à prendre la plume pour répondre, ici ou sur vos sites respectifs à ces questions, car elles sont des plus importantes pour notre ville.
15:34 Publié dans Intercommunalité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Montgeron, intercommunalité, élections municipales
Pourquoi ce blog ?
Ce blog est né, comme souvent, de la rencontre d’un coup de colère et d’une préoccupation plus générale.
Le coup de colère, il est très simple à expliquer : j’ai reçu dans ma boîte aux lettre Montgeronaise, il y a quelques jours la petite publication éditée par le candidat UMP à la mairie qui présente son programme. Vous la trouverez ici sur son blog.
Je l’ai lue attentivement, et j’ai été aussi consterné qu’irrité. En fait « d’énergie nouvelle » (c’est le slogan, banal, adopté par le candidat), que nous propose-t-on ? Aménager des promenades et étendre l’accueil post-scolaire des élèves de primaire jusqu’à 19 heures.
Je caricature à peine car pour le reste, cette plaquette est un tissu de banalités (une ville où il fait bon vivre, ne pas ressembler aux villes du Val de marne, conforter les commerçants du centre-ville, etc.).
Lisant cela, j’ai vraiment eu l’impression d’être pris pour une sorte d’enfant qu’on n’attrape plus, certes, avec des Kinder, mais avec des bacs à fleurs supplémentaires.
Constatant cela, je me suis alors tourné vers le blog du maire actuel pour connaître son projet pour une nouvelle mandature, et là force est de constater qu’au delà d’une valorisation du bilan, il n’y avait strictement aucune information. De même le blog du PS de Montgeron ne semble pas avoir d’autre préoccupation que de contester un « parachutage », ce qui, pour un passage de Yerres à Montgeron est quand même un peu exagéré.
En somme, les principaux candidats à la mairie de Montgeron ne daignent pas nous informer de manière un peu consistante de leurs intentions.
Voilà le coup de colère.
Mais, un blog réalisé sur un coup de colère dure généralement l’espace de quelques notes.
Or, au delà de cette irritation passagère, il me semble qu’il manque dans la blogosphère locale, un lieu de réflexion qui essaye de voir un peu plus haut et peu plus loin que les fameuses considérations de proximité qui sont tellement en vogue aujourd’hui.
La gestion d’une commune de 20.000 habitants comme Montgeron suppose, à mon sens, que l’on ait non seulement des qualités de gestionnaire, mais également des ambitions et des perspectives un peu plus élevées.
L’objectif, par conséquent, que ce fixe ce blog, est d’essayer d’apporter à la campagne pour les élections municipales, des outils pour réfléchir au développement d’un territoire qui nous préoccupe au premier chef, puisque nous y habitons et auquel la plupart d’entre nous sommes attachés.
Il n’y aura donc dans ces pages ni dénonciation, ni polémique, ni esprit partisan mais des éclairages portés sur des sujets qui me semblent importants et insuffisamment traités dans le cadre de la campagne actuelle.
10:00 Publié dans Pourquoi ce blog ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : montgeron, Hérault, Durovray, programmes, élections municipales

