11.12.2007

Le département de l’Essonne est-il entrain de vivre ses derniers jours ?

C’est une question que l’on peut se poser, à la lecture de deux évènements récents qui tous deux, créent un climat fort défavorable à l’institution du département comme échelon d’administration et du conseil général comme structure politique essentielle.

En fin de semaine dernière, le sénateur Alain Lambert déposait un rapport devant le Premier Ministre sur « les relations entre l’Etat et les collectivités locales ».

Mais en réalité, ce rapport concernait surtout les rapports des collectivités locales entre elles. Tous les analystes ont souligné qu’il visait à faire du département une collectivité locale centrée sur les questions sociales, tout le reste revenant soit aux régions, soit aux intercommunalités « renforcées qualitativement ».

Aujourd’hui, Le Monde publiait une information sur un futur projet de loi de réforme des services de l’Etat. Parmi les propositions, celle de faire la Région l’échelon essentiel de l’administration de l’Etat, le Préfet de Région devenant un supérieur hiérarchique du Préfet du Département.

Il est évident que la conjonction de ces deux séries de propositions (si elles sont mises en œuvre, naturellement), conduira à une remise en cause profonde de l’institution départementale : La Région et le Préfet de région exerceront un leadership important sur l’administration territoriale, et il est évident que ce leadership s’exercera au détriment de l’institution départementale.

Faut-il s’en réjouir ou le déplorer ?

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