09.01.2008

L'Yerres est une des rivières les plus polluées d'Ile de France.

Voilà une nouvelle qui en ce début d'année ne va pas réjouir mes fidèles lecteurs de « Val d'Yerres ». Pourtant les faits sont là. Dans son rapport pour l'année 2006, récemment mis en ligne, la DIREN d'Ile de France fournit un certain nombre de cartes et de tableaux qui révèlent cette situation avec beaucoup de netteté :


  • Les stations de prélèvement situées sur l'Yerres donnent toutes des résultats « eau de mauvaise qualité » du point de vue de la contamination phyto-sanitaire ( p. 8 du rapport))

  • Plus grave encore, sur tous ces points de prélèvement, c'est un cocktail de plus de 40 molécules qui est décelé dans les eaux ! C'est la pire situation de toute l'Ile de France... (p. 12-13 du rapport).


La gravité de cette situation, révélée par une des études scientifiques du meilleur niveau tranche avec le discours lénifiant de certaines institutions intercommunales.


Il en est ainsi notamment du SIARV (Syndicat intercommunal pour l'assainissement de Villeneuve Saint Georges) dont sont membres toutes les communes riveraines de l'Yerres.


Ainsi, le dernier n° paru de son magazine d'information, tout entier consacré à la vallée de l'Yerres ne rend absolument pas compte de ces sources d'inquiétudes. Il insiste sur la poursuite de la liaison verte, la flore et la faune sauvage, et même d'une grande opération d'alevinage (je ne suis pas sûr qu'au vu de ces informations j'aurais envie de manger des poissons péchés dans l'Yerres...).


Ceci prête évidemment à réflexion dans le contexte de la campagne électorale qui s'ouvre.


Il est clair, en effet, qu'au delà des proclamations générales des Grenelles de l'environnement, il faut que nos candidats prennent position sur ces problèmes, et pas seulement en usant de pétition de principe (« en 1987 je me baignerai dans la Seine » on a déjà donné) mais en exposant de manière précise quelles sont les stratégies qu'ils comptent mettre en œuvre, les moyens qu'ils comptent consacrer, la manière dont il envisagent de travailler dans les intercommunalités comme le SIARV, pour aboutir à des résultats tangibles.