25.01.2008
Manifestation des usagers du RER D Samedi 26 janvier 10 h à la gare de Brunoy
Je rappelle que l'association SADUR organise demain à la gare de Brunoy une manifestation des usagers de la ligne D du RER.
Je vous incite à y venir nombreux pour des raisons que les usagers de la ligne D n'ont pas besoin qu'on leur explique longtemps !
Mais il faut ajouter qu'en cette période de campagne électorale, les élus prendront la parole, et il sera intéressant, même si le poids des élus locaux sur ces questions est assez limité, de connaître leur position par rapport à la situation et aux projets du STIF.
Venez nombreux !
(j'essayerai moi-même d'y être, en toute discrétion naturellement...).
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20.12.2007
Le « plan d'urgence 2009 » du RER D : véritable espoir ou poudre aux yeux ?
Maintenant que je fais le chemin inverse : de Montgeron vers Paris, et même au delà, le matin, et de retour le soir, j'ai pu prendre la mesure de la justesse, et même du caractère très modéré des protestations des usagers : Il ne se passe pas deux jours sans qu'un incident sérieux, entraînant un retard important et une perturbation sérieuse du trafic ne se produise.
De surcroît, la capacité intrinsèquement insuffisante des rames, ajoutée au retards ou suppressions de trains conduisent à ce que les wagons soient à ce point bondés qu'il ne soit pas possible d'y monter, ou bien quand bien y pourrait-on accéder, que l'entassement soit tel que bon nombre de personnes se trouvent mal et cherchent à s'en extraire.
Pour employer le langage des juristes, on n'est pas loin de toucher là aux « traitement inhumains et dégradants », prohibés par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Mais, je me doute bien qu'en écrivant ceci, je n'apprend rien à personne. Quiconque fréquente ce même transport en commun sait de quoi je parle et ressens chaque matin et chaque soir, non pas le poids bien léger de mes mots, mais la pénibilité très concrète de cette situation.
Face à cela, la réponse des pouvoirs publics, par la voix du célèbre STIF, ont proposé une réponse constituée par un plan en deux temps :
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un « plan d'urgence pour 2008 » (en réalité 2009 car il a vocation à démarrer en décembre 2008, les directions de la communication de ces institutions devraient cesser de nous prendre pour des idiots...), qui devrait améliorer la régularité de la ligne de 5 points.
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Un plan d'investissement qui devrait encore améliorer les choses en... 2012.
Faut-il se satisfaire de ces deux annonces ?
Il est vrai qu'en matière ferroviaire, l'amélioration de situations difficiles peut prendre du temps : la réalisation de travaux qui ne nuisent pas au trafic, l'achat de nouveaux matériels, tout cela ne peut pas se faire du jour au lendemain.
Mais, s'agissant du plan dit d'urgence, on est amené à avoir de sérieux doutes.
Pour cela, il faut se référer au statistiques de régularité, telles qu'elles figurent sur le site internet du STIF, et dont chacun sait qu'elles sont très optimistes, mais laissons cela de côté.
Ces statistiques font apparaître les informations suivantes:
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En 2005, le taux d'irrégularité des trains à été sur la ligne D du RER de 13,7 %
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En 2006, il a été de 15 %
En 2007, si l'on fait la moyenne des 31 premières semaines de l'année (disponibles sur le site du stif), le taux est de 15.7 %. ET encore faut-il souligner que ce chiffre surpondère les semaines de vacances de juillet et août qui sont remarquablement bas (moins de 9 % en moyenne), et naturellement ne prend pas en compte les grèves.
Autrement dit, ce taux se dirige tout droit vers une nouvelle augmentation, et il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu'il se situera sans doute autour de 16 %
Cela signifie qu'en deux ans, la dégradation aura encore été de plus de 2.5 points (soit 15 % d'aggravation).
Or, si l'on en croit les annonces du STIF lui-même, comme je l'ai dit plus haut, l'amélioration du taux de régularité prévu par le « plan 2008 », pour le début de l'année 2009, est de 5%. Si l'on se cale sur les données actuelles, cela signifie donc un taux d'irrégularité de 11 %.
Sur le autres réseaux RER les donnée sont les suivantes
RER A : 7 %
RER B : 11 % (année exceptionnelle, les année antérieures sont à 8 %)
RER C : 8 %
RER E : 6 %
De cela il ressort quatre observations:
1°) On constate une poursuite de la dégradation constante du service de la ligne D entre 2005 et 2007 dépassant aujourd'hui les 16 %;
2°) L'annonce du STIF promet une amélioration de 5 % en 2009, or, ce taux prévisionnel est sans doute très optimiste (car on n'a jamais vu ni le STIFni la SNCF annoncé des prévisions inférieures aux réalisations, en revanche le contraire est fréquent !).
3°) Cette amélioration laissera la ligne D dans une situation très inférieure à celle de tous les autres réseaux RER ;
4°) Cela signifie en clair que le plan d'urgence annoncé n'est rien d'autre qu'une simple rustine. Il aura tout au plus pour effet de retarder l'aggravation tendancielle de la situation mais avant 2012, il ne faut en attendre aucune véritable amélioration.
Alors, chers concitoyens, de Montgeron, mais aussi de Yerres, Brunoy, Quincy... jusqu'à Melun. Ne vous laissez pas payer de mots. Il faut impérativement que la mobilisation des usagers, comme celle des élus, se poursuive, pour qu'il ne faille pas encore pendant cinq ans subir ces trains bondés et en retard (et il faut souligner à cet égard le remarquable travail de l'association SADUR. Car pour l'instant, le plan que l'on vous annonce pour 2009, oui, c'est sur, n'est que de la poudre aux yeux.
01:30 Publié dans transports | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : élections muncipales, RER D, STIF, plan d'urgence
06.12.2007
La bataille du rail (et du bus) : une première polémique stérile dans la campagne électorale.
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développement de lignes de bus ;
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futur pont sur la Seine à Vigneux ;
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amélioration du RER D ( à venir )
Episode 2 : Réplique immédiate du candidat UMP, extrait de délibérations à l'appui ; toujours dans la boite aux lettres ;
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Le pont c'est pour 2020 ;
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en plus il ne sera que pour les transports en commun ;
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les lignes de bus, c'est lui qui les propose, notamment pour Orly ;
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le RER D, le Maire n'a rien fait ;
Et pour faire bon compte, le maire veut une autoroute à péage entre Carrfour Pomapdour et le Réveil Matin.
Episode 3 : duplique (en langage juridique, c'est la réponse à une réplique) du PS de Montgeron, ce matin à la gare de RER
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Le RER D c'est la maire, et le candidat UMP ne fait rien ;
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Le bus vers Orly, c'est déjà décidé ;
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Le pont sur la Seine, c'est avant 2020 ;
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L'autoroute à péage, c'est pas vrai.
Et on ne doute pas que cela pourrait durer longtemps comme cela.
Alors essayons d'y voir un peu plus clair.
1°) D'abord la question des lignes de bus.
Dans ma précédente note, je rappelai que la communauté d'agglomération à laquelle participe Montgeron (la CASVS) détient désormais la compétence transport au sein de l'agglomération.
Cela signifie que pour les lignes de bus internes à la communauté d'agglo, la compétence n'appartient pas aux communes.
Autrement dit, si décision il y a eu pour ces lignes, elle ne relève pas de la commune.
Il est sans doute exact que les élus municipaux ont appuyé cette proposition au conseil communautaire (si la CASVS mettait ses délibérations en ligne on en saurait plus), en toute hypothèse, c'est bien le vote des conseillers communautaires des 3 communes membres qui a conduit à prendre la décision.
J'observe d'ailleurs (cf la gazette de la CASVS du mois de février 2007 consacrée au transport) que celle-ci annonçait déjà des créations de lignes et la mise à l'étude d'une autre, au terme de sa propre politique de développement des transports collectifs.
En ce qui concerne la ligne de bus vers Orly celle-ci relève d ela compétence du Conseil Général qui gère le réseau « Armature du département » (les Bus Albatrans).
Or, si l'on prend la peine de fouiller dans le site internet du Conseil Général, on notera dans le « rapport d'orientation de la politique des transports collectifs », qui date de 2005, la phrase suivante :« Il est également urgent de poser la question de la faisabilité d’une liaison entre Orly et le secteur Val d’Yerres – Val de Seine » (p. 3 du document).
On ne peut pas mieux dire que tout le monde avait conscience de cette nécessité et que le Conseil général l'avait mis à l'ordre du jour de ses priorités depuis longtemps.
Voilà donc un succès dont aucun des deux camps ne pourra se glorifier sans exagération, même si naturellement personne ne conteste que nos candidats ont sans doute appuyé ces dossiers au Conseil Général.
2°) Le Pont de Vigneux
La date de 2020 avancé par le candidat UMP résulte d'un document le « projet d'intérêt départemental Val d'Yerres », publié ici, et qui fixe les priorités du Conseil général en matière de développement économique et d'aménagement pour la période qui va jusqu'à 2020.
Ce pont y est mentionné, mais ça ne veut évidemment pas dire qu'il sera construit en 2020 et pas avant : les actions mentionnées dans ce document ont vocation à être mise en oeuvre entre aujorudh'ui et 2020, pas en 2020.
Voilà donc un argument de mauvaise foi.
En revanche, il est vrai qu'il sera réservé aux transports en commun, c'est écrit dans le même document.
3°) L'autoroute à péage.
C'est un vieux serpent de mer (serpent de Seine, plutôt...) que cette autoroute visant à contourner Villeneuve Saint Georges et le célèbre bouchon de la N6.
Rappelons que le projet est fixé dans le Schéma directeur de la Région Ile de France de 1994, que l'Etat qui en serait le maître de l'ouvrage s'est engagé à le réaliser en 2002.
Pourtant, depuis cette date, les choses n'avancent plus, et le Conseil Général, dans son projet stratégique pour 2020, n'est pas loin de le considéré comme abandonné (v. p. 78), même si le projet de SDRIF actuellement à l'enquête mentionne qu'il est demandé par l'Etat.
Autant dire que là encore, il y a quelque mauvaise foi à imputer au maire de Montgeron la réalisation d'un tel ouvrage !
On peut d'ailleurs avoir des opinions différentes sur ce projet, mais une chose est certaine, c'est que s'il était réalisé, il le serait en tranchée couverte voire en souterrain, de telle sorte que l'impact sur l'environnement sera sans doute très loin des perspectives apocalyptiques décrites (en même temps, ces aménagements seront sans doute si onéreux que cela explique sans doute le retard pris par le projet voire son enterrement (au sens symbolique, cette fois !).
4°) L'amélioration de la ligne D du RER.
Là, on peut dire que les deux camps sont d'égale mauvaise foi. Chacun sait que c'est d'abord la mobilisation inédite des usagers qui a conduit à une prise de conscience relayée par les élus, mais que tout le monde a marché dans le même sens sans qu'aucune personne ne puisse en tirer un profit particulier.
Cela d'autant plus que c'est le STIF (Syndicat des Transports d'Ile de France) qui a pris les décisions, qui devraient conduire à une amélioration en deux étapes : en 2008 tout d'abord, la seconde en 2012. Alors, plutôt que de se chamailler là dessus, il me semble qu'il vaudrait mieux s'entendre pour assurer une pression efficace sur le STIF et la SNCF, parce qu'il existe évidemment un risque pour que les investissements nécessaires (150 à 200 Millions d'euros) soient reportés des jours meilleurs.
Conclusion.
Ce qui est fascinant au terme de cette analyse, c'est que nos candidats tirent parti de projets dont ils ne sont pas les décideurs et qui ont déjà été décidés...
On aimerait mieux qu'ils discutent sur les questions qui restent en suspens, que ce soit à l'échelon municipal, de l'agglomération ou du département. Là, ils seraient à la fois plus crédibles et plus audibles de leurs électeurs...
17:46 Publié dans polémiques , transports | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : RER D, RN6, Bouchon de villeneuve Saint-Georges, Pont de Vigneux, autoroute à péage

